Le Costa Rica, pays des gens les plus heureux du monde

Clare Facio - Costa Rica

Au Costa Rica, petit pays d’Amérique centrale, l’écotourisme prospère. Ses habitants considèrent qu’ils vivent dans un vrai paradis naturel.

On dit que c’est la Suisse de l’Amérique centrale. Peut-être parce que le Costa Rica n’a pas d’armée (elle a été abolie dès 1949 après une brève guerre civile qui a déchiré le pays un an plus tôt). Voyager dans ce jardin d’Eden coincé entre les eaux du Pacifique (côté ouest) et la mer des Caraïbes (côté est), constitue en tout cas une paisible parenthèse. Un moment de connexion avec la nature, dans un pays qui se veut une référence mondiale en matière d’écotourisme (lire ci-dessous). Le Costa Rica compte ainsi 27 parcs nationaux qui couvrent plus de 25 % de sa superficie protégée. Et il abrite 6 % de la biodiversité mondiale.

Plus concrètement, c’est une fois au pied du volcan Arenal, un des cinq volcans actifs du pays, sur le lac du même nom et à une centaine de kilomètres au nord-ouest de la capitale San José, que l’on prend conscience que tout ceci n’est pas du bla-bla pour attirer le touriste.

Par Arnaud Baur, envoyé spécial au Costa RicaLe 3 novembre 2017 à 14h07

On dit que c’est la Suisse de l’Amérique centrale. Peut-être parce que le Costa Rica n’a pas d’armée (elle a été abolie dès 1949 après une brève guerre civile qui a déchiré le pays un an plus tôt). Voyager dans ce jardin d’Eden coincé entre les eaux du Pacifique (côté ouest) et la mer des Caraïbes (côté est), constitue en tout cas une paisible parenthèse. Un moment de connexion avec la nature, dans un pays qui se veut une référence mondiale en matière d’écotourisme (lire ci-dessous). Le Costa Rica compte ainsi 27 parcs nationaux qui couvrent plus de 25 % de sa superficie protégée. Et il abrite 6 % de la biodiversité mondiale.

Plus concrètement, c’est une fois au pied du volcan Arenal, un des cinq volcans actifs du pays, sur le lac du même nom et à une centaine de kilomètres au nord-ouest de la capitale San José, que l’on prend conscience que tout ceci n’est pas du bla-bla pour attirer le touriste.

En pedal board, sorte de paddle avec un guidon, c’est une rencontre avec la nature à l’état pur qui attend notre petit groupe. A la fois sauvage et pacifique, la balade devient même sucrée grâce à cet ananas doré à souhait dégusté sur un ponton désert au bout de l’immensité d’eau. Pendant que le monstre fumant et assagi joue avec les nuages. « La nature est partie prenante de notre mode de vie », glisse Ellie, notre guide sur le lac, qui nous lâche au passage un petit « pura vida » (littéralement vie pure), l’expression favorite des Costariciens qui aiment la placer juste derrière un « buenas dias » (bonjour). Ajoutez une baignade en fin de journée dans une des nombreuses « hot springs », ces sources d’eaux chaudes naturelles (on finit par hésiter entre les bassins à 33 °C et ceux à 37 °C !), au pied des volcans pour toucher du doigt la béatitude.

Attaque de serpent vert

Autre grand moment rafraîchissant, une randonnée au sein du Mistico Park, dans la même zone géographique. Avec ou sans guide, c’est une balade au plus près de la faune et de la flore qui attend les visiteurs à travers un sentier traversant la jungle. Particularité : celui-ci est ponctué de nombreux ponts, dont certains suspendus à plus de 50 m de haut ! On se surprend alors à marcher en restant aux aguets du moindre mouvement. Là, un toucan surgissant de la cime des arbres, ici un couple de coatis ou une troupe de singes secouant les branchages pour faire leurs intéressants, ou bien les traces d’un puma dans la boue datant de la veille au soir (c’est le guide qui le dit !). Mais le clou du spectacle arrivera au détour d’une descente, quand ce petit serpent vert attaque sous nos yeux (et nos baskets !) cette grenouille qui ne s’en laisse pas compter. Quelques heures inoubliables à travers, et au-dessus, de la canopée.

Moins insolite, mais aussi enrichissant : traire une vache costaricienne ! Et pas n’importe où, mais dans cet hôtel-ferme, le Villa Blanca Cloud Forest Resort, situé à une heure de route chaotique de la ville de San Ramon, dans la province d’Alajuela. Le site est flanqué au sommet d’une colline et bénéficie d’une vue à 360° sur la « pampa » environnante…

« En plus de vivre dans un environnement calme et une belle nature, on apprend depuis tout petit à prendre soin de soi, de ce qui nous entoure et à faire attention aux autres », confie Diana, employée dans un restaurant. Voici certainement une partie de la clé du bonheur des Costariciens. Selon le sérieux HPI (Happy Index Planet, ou indice de la planète heureuse), le Costa Rica occupe la première place depuis 2009 du classement. Un argument que le pays a bien l’intention d’exploiter pour devenir également LA destination pour les amoureux du bien-être.

Pratique

La meilleure période pour visiter le Costa Rica est la saison sèche, qui débute en décembre et se termine en avril.
Le décalage horaire par rapport à la France est de – 7 heures en hiver et – 8 heures l’été.
Pour y aller, de nombreuses compagnies, notamment Air France, Iberia (via Madrid), Lufthansa (via Francfort), relient Paris à San José, la capitale du Costa Rica. Depuis le 31 octobre, KLM a ouvert un nouveau vol via Amsterdam, ce qui pourrait faire baisser les tarifs. Vol à partir de 700 € environ.
Pour y séjourner, plusieurs voyagistes sont sur les rangs. Chez Vacances Transat, par exemple, on trouve une formule vols + location de voiture + hébergements à partir de 1 790 € par personne. www.vacancestransat.fr.
La monnaie nationale est le colon. (1 € = 660 colones), mais il est possible de payer sur place en dollars.

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